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Les casques blancs : Une nomination au Nobel…

par James Albon
par James Albon

Parmi les nombreux acteurs de ce conflit complexe, les casques blancs font figure d’exception. Ils n’ont pas d’armes, pas d’allégeance, mais une devise tirée du Coran : « Sauver une vie, c’est sauver l’humanité tout entière. » Chaque jour, ceux que beaucoup voient comme des héros se rendent sur les lieux bombardés, fouillent les ruines à la recherche de survivants et administrent les premiers soins. 

Les casques blancs appartiennent à l’organisation humanitaire Défense civile syrienne créée en 2013 pour protéger les civils touchés par les frappes gouvernementales. Il s’agit bien d’une organisation de civils pour les civils : ses 3 000 membres étaient boulangers, chauffeurs, professeurs ou étudiants, avant de devenir sauveteurs bénévoles dans les zones tenues par les rebelles. Ils sont aujourd’hui regroupés à Alep-Est.

Sauver l’humanité, c’est aussi rester neutre : les casques blancs s’engagent à secourir toutes les victimes, quel que soit leur camp. Depuis le début du conflit, ils auraient sauvé plus de 60 000 personnes. Ils ne font cependant pas l’unanimité : les forces gouvernementales syriennes et russes leur reprochent leurs financements occidentaux et les accusent de coopérer avec les extrémistes. 

Leur travail a cependant été salué par la communauté internationale : en 2016, ils ont reçu le Right Livelihood Award, sorte de prix Nobel alternatif, et ont même été pressentis pour le prix Nobel de la paix. 

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