C’est une angoisse constante, celle du spectre de l’inflation et de la « vie chère ». Interrogés, les Français disent invariablement perdre du pouvoir d’achat. En septembre dernier, ils étaient encore 56 % à l’estimer en baisse depuis le début du quinquennat. Pourtant, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), « au regard des deux mandats passés, le mandat d’Emmanuel Macron est marqué par une évolution favorable du pouvoir d’achat des ménages ». Comment expliquer cette différence de perception ?

Les pistes pour rassurer les optimistes ne manquent pas, dont nombre se rapportent à des biais de perception : une sensibilité supérieure aux baisses plutôt qu’aux hausses ; une attention exagérée aux produits symboliques (la baguette), aux dépenses régulières (l’essence) plutôt qu’aux frais occasionnels (une voiture), aux achats directs (l’alimentaire) plutôt qu’aux prélèvements automatiques (le gaz) ; sans oublier une mémoire des prix couvrant une période souvent plus large (et plus vague) que l’indice entendu à la radio… Les ingrédients du parfait malentendu sont ainsi réunis. La faute au seul consommateu

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