Entretien

« Une économie moins inclusive relègue nombre de personnes dans une solitude sociale écrasante »

Quels ont été les facteurs économiques déclencheurs du mouvement des Gilets jaunes ?

À l’évidence, les facteurs liés à l’automobile. On a eu une première vague de mécontentement avec la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les nationales, suivie de l’annonce de la taxe sur les carburants. Tout cela a donné le sentiment à ces populations, pour qui l’usage de l’automobile est si ancré qu’il est pareil à l’oxygène qu’on respire, qu’on les méprisait, qu’on les oubliait. Ces facteurs ont été déclencheurs, comme des allumettes, mais ne sont pas anecdotiques pour autant : ils montrent que les populations dont on parle ont été sorties des centres-villes. À partir des années 1980, on a sorti les ouvriers des usines. Et progressivement, on les a sortis des villes et de la société de services qui y vibre, leur donnant un sentiment de double relégation. La taxe sur les carburants a été le coup de grâce, car elle a donné à ces gens le sentiment qu’on ne tenait pas compte de leur position sociale profonde.

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Que reste-t-il des Gilets jaunes ?
Cet article est tiré du numéro Que reste-t-il des Gilets jaunes ?
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