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Le patois socialiste est resté révolutionnaire

Michel Rocard retrace ci-dessous les blocages et les refus qu’a suscités en France la social-démocratie. Dans ces propos très libres, il met en scène, in fine, son opposition avec François Mitterrand.

Je me souviens d’un week-end de 1976 où Olof Palme vint à Paris flanqué de quelques anciens Premiers ministres suédois, à la demande de Mitterrand. Ce dernier m’avait demandé d’organiser la rencontre dans un château d’Île-de-France, mais il n’est pas venu, sauf pour la conférence de presse. Je suis resté avec Palme et ses amis. Je leur ai demandé comment ils avaient fait pour prendre le pouvoir en 1932 et le garder si longtemps. Palme m’a raconté l’histoire. Une histoire très simple. Au début du siècle, la Suède est une monarchie débonnaire mais absolue. En 1931, éclate une grève des mineurs épouvantable. Le monarque fait donner l’armée. Massacre de la cavalerie. Scandale d’opinion. L’année suivante, pour le renouvellement électoral du parlement consultatif, c’est un triomphe écrasant des sociaux-démocrates. 

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