Algérie, le choc des mémoires

Algérie, le choc des mémoires

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C’est un pas de plus, important mais tardif. En reconnaissant la responsabilité de la République dans l’assassinat de l’avocat algérien Ali Boumendjel par l’armée française en 1957, le président Macron manifeste sa volonté de tirer au clair l’action de la France pendant la guerre d’Algérie. Cette décision s’inscrit dans l’esprit des recommandations du rapport Stora remis en janvier par l’historien, dont le titre à lui seul, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, montre le chemin qu’il reste à parcourir. En se penchant sur ces mémoires plurielles et douloureuses, le 1 a voulu éclairer l’enjeu qu’elles représentent dans la société française d’aujourd’hui, toutes origines et sensibilités confondues.

N° 338 17 Mars 2021

Une histoire à écrire

L’origine imaginaire

Assia Djebar - Un pays sans mémoire

De la colonisation à nos jours

« L’important c’est de respecter l’autre et son histoire »

« Les gens ont souffert. Mais tout le monde n’en a pas fait un objet de revendication. La plupart des gens ont vécu cela intimement ; ils ont reconstruit leur vie, et leurs enfants et petits-enfants vivent la leur. Par contre, des acteurs sociaux et politiques ont fait des mémoires de la guerre d…

[Pieds-noirs]

RAPATRIÉS ? Le mot désigne des personnes qu’on ramène dans leur pays ; or la plupart des Français d’Algérie n’avaient jamais foulé le sol de l’Hexagone. Pieds-noirs ? Ce terme est d’une origine pour le moins douteuse. Six ou sept filiations d…

La page 3 du 1 de cette semaine :

L’origine imaginaire

Olivier Py

« Il est encore aujourd’hui très difficile de dire qu’on est “pied-noir”, enfant de pied-noir. Il faut assurer son auditoire que dans cette déclaration il n’y a ni revendication identitaire, ni nostalgie coloniale, ni négativisme. » Le dramaturge et metteur en scène, né en 1965, évoque dans un texte…

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Olivier Py

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