Reportage

Dix jours en mer sur Le Stefan Cel Mare

Reportage

AU LARGE DES CÔTES LIBYENNES. Il est six heures et demie du matin. La timonerie est plongée dans le silence et l’obscurité. Sur l’écran de surveillance du patrouilleur roumain Stefan Cel Mare, la caméra thermique transmet l’image d’une tache blanche sur un fond noir qui ondoie. Une source de chaleur sur une eau glaciale. Une énième embarcation de migrants sur la mer Méditerranée. 

« Depuis Tripoli, il leur faut environ six heures pour traverser les 12 milles marins (22 kilomètres) qui séparent la côte libyenne de la ligne de démarcation des eaux internationales », explique Catalin Paraschiv, le capitaine du navire. En embarquant vers une heure du matin, comme c’est souvent le cas, les migrants savent qu’aux premiers rayons du soleil, ils arriveront en zone internationale. Il sera alors temps pour eux d’appeler au secours avec, comme le racontent des gardes-côtes, un téléphone satellite confié par le passeur à l’un d’entre eux. Ils ont été briefés et rassurés : la traversée dans la nuit glacée sera -périlleuse, mais l’Europe viendra les sauver. 

« Nous ne pouvons pas les laisser mourir en mer, les passeurs l’ont bien compris. » 

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