« C’est magnifique de voir ces quatre trucs qui se mélangent et deviennent une boule qui gonfle, qui gonfle. C’est un émerveillement un peu enfantin ! » Cyril, un Parisien « pas du tout manuel », a profité du confinement pour s’attaquer à la fabrication d’un morceau de notre identité, de notre civilisation : faire son propre pain.

 

À en croire les adeptes, la pratique relève du funambulisme : une aventure merveilleuse, stressante parfois, incertaine toujours. Au moindre faux pas, tout retombe. Emna, une trentenaire qui a grandi en Tunisie, assure qu’il faut avant tout du courage pour s’attaquer à ce mythe : « Pour moi, ma grand-mère était une magicienne et c’était la seule à pouvoir faire le pain. » Sibil, une étudiante d’origine arménienne vivant à Lyon, confirme : « Quand ma mère faisait de la brioche, parfois cela gonflait, parfois pas. J’avais peur du levain. »

 

 

 

Le pain, c’est avant tout la rencontre entre des ingrédients simples : de l’eau, de la farine, du sel et, bien sûr, la levure ou le levain qui vont donner vie à la pâte. Ces substances possèdent le pouvoir de décomposer l’amidon des céréales, entraînant une fermentation. Cette réaction chimique va produire du gaz carbonique, dont les microbulles resteront prisonnières de la pâte et la feront gonfler, lever.

 

Cyril a acheté une machine

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