La plupart du temps, nous cherchons à les éviter. Nous tournons la tête, nous fermons les yeux ou nous changeons de trottoir. Nous aimerions ne pas les voir et nous nous heurtons sans cesse à leur présence, le plus souvent muette. Dans la rue, dans les transports en commun, ils semblent quadriller la ville et tendent la main, à moins qu’ils ne posent un gobelet de carton devant eux. Ils sont notre mauvaise conscience et un miroir affolant… Et si c’était moi demain ? Si j’en étais aussi réduit à mendier ?

Cette peur, si caractéristique de nos sentiments mêlés de compassion et de répulsion, suffit,

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