Notre cerveau est-il capable de changer d’imaginaire ? À cette question, ma réponse tient en trois lettres : oui. Premièrement, l’une des découvertes majeures des neurosciences a permis de révéler la grande proximité entre, d’une part, l’imagination (brique de notre vie imaginaire) et, d’autre part, la perception de la réalité. Ainsi, l’imagerie cérébrale fonctionnelle a montré que les réseaux cérébraux mobilisés lors de la perception visuelle sont également sollicités lorsque nous essayons d’imaginer cette scène mentalement les yeux fermés. De son côté, la neuropsychologie a établi qu’un patient entravé dans sa capacité à percevoir une scène visuelle du fait de lésions cérébrales spécifiques est aussi gêné lorsqu’il cherche à l’imaginer. Ce rapprochement entre perception et imagination se généralise à nos autres sens, et surtout à ces autres modalités de l’imaginaire que sont les rêves, les hallucinations ou l’exercice de la mémoire. Bref, il existe en nou

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