En contraignant plusieurs milliards d’habitants à s’isoler chez eux, la pandémie a imposé la nécessité de repenser le voyage et l’évasion. Comment se déplacer depuis son canapé ? Parcourir une région lointaine sans prendre l’avion ? Ressentir l’émotion d’une randonnée en montagne, d’une plongée sous-marine ou d’une promenade dans les jardins du Taj Mahal ? Ces questions, qui animent depuis toujours les concepteurs de technologies de réalité virtuelle, ont pris, avec la pandémie, un sens nouveau et un caractère urgent. « On avançait à notre rythme et, d’un coup, tout le secteur s’est mis en ébullition », raconte Maud Clavier, réalisatrice et productrice de contenus VR – l’abréviation anglaise de « réalité virtuelle ».

Face à la crise, elle-même a dû s’adapter. Contrainte de mettre de côté ses projets de documentaires immersifs, elle s’est reconvertie provisoirement dans l’événementiel pour répondre aux défis du confinement, à savoir organiser des rencontres internationales à grande échelle en tenant compte de la fermeture des frontières. Elle a ainsi orchestré, en collaboration avec l’entreprise hollandaise XR Base, une rencontre dématérialisée entre des créateurs de start-up et des investisseurs. Par le biais d’un casque de réalité virtuelle, les avatars des premiers ont pu défiler sur une scène entièrement fictive, dérouler leurs argumentaires face aux avatars des seconds pour les convaincre d’investir dans leurs projets. Pour Maud Clavier, aucun doute, le voyage d’affaires sera la première bra

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