Récit

Un rêve de paradis dans une cage d’escalier

La forme normale du gouvernement de la France, c’est la faillite de l’État.

C’est un point sur lequel s’accordent les libéraux, qui considèrent la dette comme un phénomène structurel – la France s’est bêtement endettée à laisser grossir autour de son cou cet État encore plus scandaleux que le collier de Marie-Antoinette –, et ceux qui voient au contraire dans la dette la façon habile qu’ont trouvée les banques d’exiger de l’État qu’il réduise sans cesse son périmètre d’action. Elles pousseraient ainsi l’État à la faillite pour le forcer à réduire la voilure. Le superbe vaisseau – Paris et ses trois aéroports, comme la vue en coupe d’un long-courrier qu’aucune turbulence historique n’avait réussi à affaiblir – aurait été contraint, en raison d’une avarie financière opportuniste, de couper net ses réacteurs, de privatiser Orly et Le Bourget, et de se passer en plein vol de la colérique poussée du général mythique à qui on a dédié les pistes de Roissy.

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Cet article est tiré du numéro Privatisations : la grande braderie ?
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