Point de vue

Une question de confiance

L’âge de la majorité électorale a, en France, beaucoup varié. Ces changements historiques expriment un puissant enjeu politique, au-delà du seuil d’âge en soi. De fait, la confiance accordée ou non à la jeunesse témoigne d’un certain rapport au temps et à l’avenir, soit une question politique et sociale fondamentale.

Il n’est donc pas étonnant qu’historiquement, l’âge de la majorité ait subi une forte régression entre la Révolution et la Restauration. La loi républicaine du 20 septembre 1792 l’avait établi à 21 ans ; il est porté à 30 ans par la Charte de 1814. Le pouvoir plus libéral de Louis-Philippe, sous la monarchie de Juillet, l’abaisse quant à lui à 25 ans dans sa Charte modifiée. Et la IIe République avance dans le même sens, en le fixant à 21 ans – tout en instaurant le suffrage universel masculin. À la progression des libertés politiques est donc associé un plus grand crédit porté à la légitimité politique des jeunes.

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