À mes yeux, c’est le spectacle qui l’emporte sur tous les autres dans la France d’hier et plus encore d’aujourd’hui. Sans doute d’autres chambardements, d’autres bouleversements ont eu lieu – pour l’industrie, les villes, les moyens de transport, les techniques, la science… Et nous savons aussi que l’industrie de demain ne sera pas celle d’aujourd’hui, que pour elle le chambardement continuera.

J’ai montré à satiété qu’une France paysanne ancienne, celle des bourgs, des villages, des hameaux, des habitats dispersés, a duré, assez semblable à elle-même, jusqu’en 1914 sûrement, jusqu’en 1945 probablement.

Au-delà de 1945, elle a été victime des « trente glorieuses », de cet essor sans pareil qui devait durer jusqu’aux années soixante-dix et qui, sans nul doute, quand il reprendra, sera plus constructeur et destructeur encore qu’il n’a été.

Il s’en faut qu’avant 1945, et même avant 1914, les campagnes françaises n’aient pas connu de sérieux progrès.

La précipitation des échanges a favorisé partout les régions déjà privilégiées et fait basculer les plus pauvres dans le néant.

Il y a eu progrès de l’espace cultivé, progrès de la production, progrès des méthodes de cultur

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