L’objectif du gouvernement est de préserver absolument l’outil de production en l’état, d’éviter des faillites et les irréversibilités attenantes : une entreprise qui a fait faillite ne se recrée pas quand l’activité repart. Deux risques existent dans cette politique indiscriminée de soutien aux entreprises : celui de secourir des entreprises qui, avant même la crise sanitaire, étaient vouées à disparaître, parce que trop endettées et insuffisamment profitables, et celui d’aider des entreprises appartenant à des secteurs destinés à s’échouer à brève échéance en raison de la conversion écologique de nos économies. Dans ces deux cas, on alloue mal les financements et les soutiens étatiques. Mais, dans l’urgence, il fallait des règles générales, nous n’avions pas l’outil d’analyse pour agir au cas par cas…

Outre le risque déflationniste, le risque de ne pas mener à bien la transition écologique, au motif que le remboursement de la dette prime, est majeur. Le discours de Bruno Le Maire – on laisse filer les déficits, mais il faudra rembourser la dette rapidement – va malheureusement dans le mauvais se

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