Alors que le pays s’apprêtait à basculer dans l’ère post-Merkel, l’hebdomadaire allemand Die Zeit n’hésitait pas à titrer : « C’est la campagne électorale la plus ennuyeuse de tous les temps. » Et force est de constater que les débats entourant la succession de la chancelière Merkel se sont déroulés dans un calme particulièrement déroutant pour les observateurs français. Aucun candidat surprise, pas de bataille de chiffres ni d’attaque ad hominem, mais un débat d’idées argumenté et respectueux. Comment expliquer une telle retenue ?

Comme l’observe judicieusement Thomas Wieder, correspondant du Monde en Allemagne, « le pays n’est pourtant pas naturellement immunisé contre l’hystérisation du débat ». Il existe aussi outre-Rhin une extrême droite virulente, un réel défi migratoire et de vives tensions économiques… Mais tout cela n’a pas suffi à fa

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