Quand Sébastien, 22 ans, a troqué ses études d’ingénieur contre la blouse d’infirmier, les réactions n’ont pas tardé à suivre : « On m’a surtout posé des questions sur mon salaire. J’ai aussi entendu : “Pourquoi infirmier et pas médecin ?” » Mais pour cet étudiant en troisième année à l’institut de formation en soins infirmiers de Saint-Antoine à Paris, c’était un « vrai choix de cœur ». Et comme Sébastien, la plupart des étudiants (la filière en compte quelque 90 000) obéissent à des motivations profondes, quasi vocationnelles.

L’atterrissage n’en est que plus violent. Frustration du personnel soignant, soins à la chaîne, infirmières débordées… C’est la dure réalité à laquelle les étudiants sont confrontés pendant leurs stages. Tous sans exception dénoncent un système dans lequel le prisme économique domine. « Les infirmières n’ont plus le temps de parler avec les patients. Je ne juge pas, c’est qu’elles n’ont pas le temps. Mais je ne suis pas très optimiste », dit Anna, étudiante en première année à Paris.

L’une des conséquences directes de ce phénomène : l’inégalité dans l&

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