Le débat actuel sur les libertés publiques est le débat politique par excellence, parce qu’il renvoie à l’héritage de la Révolution française comme à l’âge d’or des lois fondatrices de la IIIe République. Ce débat connaît une intensification à un moment où, depuis deux décennies, le nombre des démocraties se réduit, alors qu’il avait été multiplié par quatre dans la seconde moitié du XXe siècle.

Nous vivons à l’ère de l’inquiétude pour la démocratie et du danger pour les droits civils et politiques. L’inquiétude pour la démocratie repose sur des facteurs externes (montée en puissance des régimes despotiques, emprise de multinationales se comportant comme des « tyrannies privées ») et des facteurs internes (crise de la représentation, dépérissement de la confiance, fragilisation de la concorde civile, démagogie).

Le danger pour les droits individuels survient alors que le contre-modèle de Pékin démontre sa capacité de contrôle de la population chinoise (et peut-être demain du reste du monde). Dans les démocraties, le développement des moyens de surveillance, comme l’amplification de l’arsenal législatif face au terrorisme et aux nouveaux phénomènes sur les réseaux sociaux (comme l’article 24), fait craindre une extension du domaine de la coercition.

Pour défendre concrètement les libertés

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