Grenoble (Isère). Une foule éparse occupe les pelouses entre tentes, banderoles et panneaux. C’est ici, devant la maison de la culture, la MC2, que s’est établie la Nuit debout de Grenoble. Un emplacement stratégique proche des quartiers populaires et accessible en tramway. Sans compter l’accès à l’eau et à l’électricité fourni par l’établissement culturel. À quelques pas du campement siègent des administrations comme la CAF, la direction générale du travail ou encore l’Urssaf. Tout un symbole pour les militants qui ont investi les lieux depuis le 9 avril. La population sur place est composite : étudiants, jeunes travailleurs,intermittents du spectacle, zadistes, féministes, familles, enseignants, Roms et punks à chien. L’atmosphère est détendue et bon enfant. « Il n’y a pas d’embrouilles. Et s’il y en a, elles sont très vite calmées », nous dit Romain, volontaire pour la commission communication. 

Le maître mot : pas de chef. Derrière cette joyeuse cohabitation, une organisation se structure peu à peu. Nuit debout, c’est aussi une affaire de réseaux. À Paris, un pôle presse opérationnel et réactif propose aux journalistes des contacts en région. 

Sur place, des commissions dédiée

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