La ministre de la Culture Françoise Nyssen a révélé la semaine dernière les premières pistes du futur projet de loi contre les fake news, qui pourrait concerner les propos tenus par le personnel politique en campagne électorale dès lors qu’ils seraient de nature à troubler la transparence du scrutin. Tirant les conclusions du Brexit et de la campagne présidentielle américaine qui ont vu la diffusion de fausses nouvelles se massifier, le gouvernement souhaite empêcher ce qu’il considère comme une déstabilisation de la démocratie sur fond de propagation rapide, via les réseaux sociaux, des « faits alternatifs » et des théories du complot. Louable dessein d’éduquer l’opinion, dont Platon nous rappelait déjà qu’elle est, en démocratie, partielle, partiale, changeante… Mais, au-delà des bonnes intentions, une telle tentative de régulation des fake news pose problème. Il faudrait en effet déjà s’entendre sur ce qui constitue une fausse nouvelle, et surtout s’accorder sur le statut de la vérité et du mensonge en politique. 

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