Pliant sous l’effort comme une pièce d’artillerie, Lucien Van Impe restera comme l’un des plus petits obusiers de l’histoire des grimpeurs : 58 kilos. Le Danois Michael Rasmussen, en comparaison, pesait beaucoup plus lourd : 59 kilos. Dans les années 1970, Van Impe ne pouvait pas avoir recours aux molécules de synthèse et pourtant, en 1981, il refusa de se soumettre à un contrôle antidopage. Les commentaires furent longtemps aigres pour le petit grimpeur du plat pays. Il volait dans les cols, mais semblait tétanisé dans les descentes. Comme un chien dans l’escalier. La presse le qualifia de « beau suiveur ». Pour ne pas dire « suceur de roue ». Lucien s’en défendait : « Je ne suis pas un coureur qui ne roule pas. Mais je ne suis par Merckx non plus… »

Le « portrait-souvenir », pour employer le titre d’un livre de Roger Stéphane, ancien résistant et producteur de télévision qui pratiquait le « devoir d’admiration », me semble parfaitement adapté pour raconter un homme qui a couru avec Rik Van Looy et Jacques Anquetil à la fin de leur carrière. 

Dans le grand herbier des coureurs, Van Impe est associé à mon premier contact avec le Tour de France sous les couleurs de Sonolor-Lejeune en 1971 entre Luchon et G

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