Il y a quelques années, une sportive allemande qui s’entraînait en Australie pour les championnats du monde de parapente, fut aspirée au cours d’un violent orage à l’intérieur d’un cumulonimbus qui l’emporta à près de 10 000 mètres d’altitude, au bord de la stratosphère, là où seuls les avions se déplacent, là où il n’y a plus d’air, plus rien à respirer. Frappée par les éclairs et les grêlons, saisie par le froid intense, la jeune femme perdit connaissance et son corps entra en hibernation, ce qui lui sauva la vie, car alors elle ne consommait presque plus d’oxygène. Elle dériva dans un ciel de tempête et son parapente continua de la porter pendant trois quarts d’heure, jusqu’à se mettre en torche sous l’effet de la glace ; elle chuta, reprit connaissance à 6 000 mètres d’altitude lorsque son parapente se rouvrit miraculeusement et, après une descente en spirale qu’elle négocia magistralement malgré l’hypothermie et l’épuisement, se posa dans un champ, à 60 kilomètres de son point de départ. Elle en fut quitte pour quelques gelures et ecchymoses. L’an

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