Quand s’est-on posé la question de la qualité de l’air ?

D’abord dans les années 1950 avec les épisodes de smog londonien. Ce brouillard épais, dû à l’utilisation massive de charbon par le chauffage, a causé à l’époque des milliers de morts. En France ensuite, dans les années 1970, avec les vagues de pluies acides liées aux émissions industrielles. On a assisté à l’acidification des lacs et des rivières, mais aussi des forêts. La plus touchée fut la forêt vosgienne, ses sapins. Les grandes industries françaises, mais aussi celles d’Europe de l’Est, émettaient de l’oxyde d’azote et du soufre en quantité abondante. Il y a eu une prise de conscience de la part des pouvoirs publics qui ont décidé à la fois de surveiller l’air et d’engager des actions pour réduire les émissions polluantes des entreprises. L’Agence française pour la maîtrise de l’énergie a vu le jour. Après la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, le dispositif de surveillance de la qualité de l’air en France s’est structuré de façon intéressante autour d’une gouvernance associant l’État, les collectivités, les entreprises et les associations pour qu’existe une vraie transparence. L’État a créé une agence pour la qualité de l’air visant à réduire les émissions industrielles. En 1992, l’Agence pour la qualité de l’air, l’Agence pour la maîtrise de l’énergie et l’Agence pour la récupération et l’élimination des déchets ont fusionné pour devenir l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Que traquait-on alors ?

On a suivi ce qu’on savait mesurer avec des appareils d&eac

Vous avez aimé ? Partagez-le !