On le disait exsangue, désuet, dépassé. Écrasé par une mondialisation des échanges qui rapetissait son rôle. Négligé par une population si atomisée qu’elle n’avait plus de nation que le nom. Et pourtant, à l’heure où l’humanité connaît le sentiment paradoxal de traverser une épreuve globale sous le seul regard de son voisinage, c’est bien vers l’État que se tournent les citoyens. Au plus fort d’une crise mondiale où certaines organisations internationales semblent aux abonnés absents, c&rsquo

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