Alors que l’Europe occidentale a rompu l’équilibre avec le reste du globe depuis quelques siècles déjà, elle a fini par croire qu’il y avait un « nous » d’un côté et un « eux » de l’autre, un « là-bas » qui s’opposait à « ici ». Un « ici » où nous avions créé une bulle, une nouvelle normalité où il était convenu que l’on pouvait vivre vieux, en bonne santé et en sécurité. Ces derniers mois, nous avons appris durement et chèrement que ce cocon était une illusion. Choqués, nous avons enterré nos anciens, pansé nos plaies et commencé à nous inquiéter pour ce « là-bas » où le système de santé était si précaire qu’on ne pouvait prédire qu’une tragédie… Catastrophe qui pour l’instant ne s’est pas produite ! Selon le magazine Foreign Policy, le Sénégal vient d’être classé deuxième pays ayant eu la meilleure gestion de l’épidémie de Covid, derrière la Nouvelle-Zélande et devant l’Islande et le Danemark. On évoque la jeunesse de la population, l’expérience des épidémies, la résilience inhérente des pays à revenu faible et intermédiaire. Qu’en est-il vraiment ?

Notre résilience dépend de nombreux facteurs. Des liens d’attachement fort, des ressources, un savoir-faire face aux problèmes, l’adoption de la bonne distance par rapport aux événements, la confiance en soi et le souci des autres font partie des prérequis qui renforceront notre capacité à résister à l’inconcevable. On retrouve ce caract

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