La France qui gronde

La France qui gronde

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Samedi, près de 300 000 Français se sont joints au mouvement des « Gilets jaunes ». Partie des réseaux sociaux, la colère s’est coagulée autour de la hausse des taxes sur le carburant, mais dépasse de beaucoup ce seul enjeu. Elle fait écho à celle exprimée par une large frange de l’électorat lors des dernières élections, en Europe aussi bien qu’aux États-Unis. En donnant la parole à des voix divergentes, le 1 se penche cette semaine sur ce phénomène de mécontentement collectif et s’interroge sur son poids et ses effets politiques.

N° 226 21 Novembre 2018

Rages et frustrations

Sur un air d’opéra

Aragon - Je proteste je proteste

Révoltes et mouvements antifiscaux

« La colère peut mobiliser, mais ne résout rien »

Comment expliquez-vous la tendance actuelle au pessimisme ?

Je crois qu’elle s’inscrit dans une tradition intellectuelle beaucoup plus ancienne. Depuis le XIXe siècle, depuis Schopenhauer, Nietzsche ou Spengler…

[Ça suffit !]

Le verbe colérer, qui signifiait être ou se mettre en colère, est tombé en désuétude depuis longtemps. Ne subsiste plus que son antonyme, décolérer, mais qui n’est curieusement employé qu’à la forme négat…

Du malheur d’être français !

On dit que les Français sont râleurs. De fait, dans toutes les enquêtes internationales sur le bonheur, les conditions de vie ou la santé perçues, les Français donnent des réponses si négatives que leur pays se classe syst&eacu…

La page 3 du 1 de cette semaine :

Sur un air d’opéra

Gérard Mordillat

Au jeu du portrait chinois, si j’étais un valet de comédie, je serais Leporello chantant les mille et trois raisons de détester le Don Juan de l’Élysée, ci-devant Emmanuel Macron, le Méprisant de la République comme on a pu le lire sur des…

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Gérard Mordillat

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