En 1984, Andres Serrano photographie en gros plan une tête de vache coupée, posée de profil sur un socle de marbre peint sur fond rouge. On est dans un premier temps frappé par l’équilibre classique de l’ensemble, avant de s’inquiéter de sa nuque ensanglantée : à voir la fraîcheur de son museau, l’animal vient manifestement d’être tué puis mis en scène. Le thème n’a rien d’original, sauf que nous sommes désormais entrés dans ce moment historique où l’on ne voit plus la mort animale aussi paisiblement que dans les temps anciens, et pour cause ! Il suffit d’oser regarder un jour un documentaire sur les conditions industrielles de l’abattage pour ne plus dormir ni manger tranquille.

Depuis l

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