Il est des colères rances, des colères hideuses, des colères fielleuses, des colères ivres de destruction et avides de vengeance, des colères sourdes à toute raison et qui ne font qu’ajouter de la haine à la haine.
Je pense aux colères aboyées d’Adolf Hitler contre « les apôtres de l’humanité et de la démocratie » (cela ne vous rappelle rien ?) et leur tolérance irresponsable à la pestilente juiverie assoiffée d’argent.
Aux colères délirantes de Céline dans ses Bagatelles pour un massacre, et à ses vitupérations contre les « youtres », leurs « yeux qui épient », leurs « babines de hyène »… propres à « cette race ennemie, maudite, à détruire ». Un pamphlet qui deviendra un best-seller pendant l’Occupation, je le précise.
Aux colères abjectes de Paul Morand dans France la doulce, un concentré de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de misogynie et d’homophobie, vomi par un écrivain d’un opportunisme et d’une vénalité rares.
Et à bien d’autres encore. Mais le simple fait de les évoquer me soul

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