D’abord le regard. Pas le leur. Le nôtre. Notre regard sur eux. Des malades. Pire, des malades qu’on ne pourrait pas soigner. Qu’aucun traitement n’a pu libérer de leur nuit gelée. Depuis toujours on les met à part. Ils sont des parias. On ne les veut pas trop près de nous. Surtout ne pas se mélanger. Est-ce parce qu’ils nous font peur, à défier les lois de la normalité ? À force de vouloir les couper de la société, de croire qu’en les isolant on résout une partie du problème – combien d’autistes adultes ont comme horizon le

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