Démondialisation. Ce mot me fait immédiatement penser au refus de savoir. On pense qu’avant – avant la mondialisation –, c’était mieux. On pense qu’avant c’était simple. On pense qu’avant on avait la maîtrise. Avant la mondialisation, dans un temps non ou dé-mondialisé, c’était donc mieux, simple et maîtrisé ? Bien sûr que non. Ce n’était pas mieux car beaucoup perdaient. Ce n’était pas si local mais au contraire très imbriqué avec les routes multiples du capitalisme. Amsterdam, Gênes, Venise. Quant à la maîtrise, quelle illusion ! La critique de la mondialisation est du même ordre que la préférence pour les jardins ou pour les chiens plutôt que pour les êtres humains. Avec les jardins et les chiens, on croit qu’on peut maîtriser. Rien n’est moins sûr. On ne maîtrise pas avec des murs mais avec des projets. 

Bien sûr, il y a des folies et des faiblesses.

L’exemple le plus extraordinaire de folie, ce sont ces producteurs de noix du Languedoc qui font ouvrir leurs noix en Tchéquie. On ne prend pas tout en compte dans le mécanisme de formation du prix. Sinon, on verrait bien que c’est absurde, ne serait-ce qu’à cause de l&r

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