Point de vue

L’abstention, un nouvel engagement

L'anthropologue s'appuie sur l'étude d'une société africaine, les Ochollo d'Ethiopie, pour interroger la pertinence du système représentatif des sociétés occidentales.

En l’espace de quelques mois l’abstention est devenue un acte politique majeur. On n’a pas fait preuve d’absentéisme, on s’est complu à ne pas voter, ce qui n’est pas du tout la même chose. Lors des européennes, on retrouve la même tendance : abstentionnisme, mais pas absentéisme. L’abstention constitue désormais une forme d’engagement citoyen, et peut être perçue comme le seul moyen efficace de rejeter la politique gouvernementale. L’économiste Albert O. Hirschman a montré qu’il existe deux manières de manifester son mécontentement : la prise de parole ou la défection, voice ou exit. Dans le cas de la France un grand nombre de citoyens ont choisi : désormais c’est exit, une défection active, assumée.

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Les chiffres déchiffrés Apathie ou sursautLoup Wolff
La démocratie française est-elle au bout du rouleau ?
Cet article est tiré du numéro La démocratie française est-elle au bout du rouleau ?
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