Grand entretien

« Les ennemis d’Erdogan sont imaginaires »

La Turquie contemporaine souffre-t-elle d’une nostalgie de l’Empire ottoman ? 

Absolument, on peut même parler d’une nostalgie violente. Elle est ressentie à la fois par le pouvoir, mais aussi par une partie de la société turque. Ce sentiment naît dès le xixe siècle, lorsque l’empire prend conscience que son modèle ne fonctionne plus et qu’il faut repenser la société. Dans les réformes lancées entre 1839 et 1876, il y a cette idée que l’empire a échoué et que la seule manière de se garantir un avenir est d’intégrer l’histoire occidentale. Le choc est énorme. L’empire est alors comme Janus, le dieu romain à deux visages. Il doit devenir l’autre pour rester lui-même. Il faut ajouter à cette schizophrénie, extrêmement forte et encore perceptible en Turquie aujourd’hui, un désamour de la part du cœur même de l’Empire ottoman, situé dans les Balkans et bien mieux intégré à l’Europe que l’empire lui-même. La Turquie porte encore le poids de ce désamour.

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Turquie, le grand bazar
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