Il y a un temps pour tout. Un temps pour les larmes et le deuil. Un temps pour reprendre ses esprits. Un temps court, pour agir, car il y a urgence. Un temps pour la guerre. Et après ? Que faire pour ne pas avoir à recommencer ? Pour vivre en paix, enfin ?

« Quand vous avez éliminé l’impossible, dit Sherlock Holmes, ce qui reste, quoiqu’improbable, doit être la vérité. » Ici, la vérité est la création d’un État unique et démocratique, offrant à ses populations des droits égaux.

Bien sûr, l’idée de voir deux États, l’un juif, l’autre palestinien, vivant en paix côte à côte, est séduisante. Mais elle est impossible. Souvenons-nous de l’année 2005, lorsqu’Israël s’est retiré de Gaza. Il s’agissait de déplacer 5 000 colons d’un territoire non biblique, sous l’égide d’un chef de gouvernement, Ariel Sharon, unanimement reconnu comme héros national. Ce retrait a créé en Israël un véritable traumatisme. J’ai encore l’image de colons s’agrippant aux meubles de leur maison, alors que les soldats de Tsahal luttaient pour les en détacher. Si l’on se réfère à ces mêmes critères, la situation aujourd’hui en Cisjordanie occupée est autrement plus problématique : 700 000 colons sont in

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