Un nez trop fin
Le chanteur Corneille a vécu son enfance et son adolescence au Rwanda. Il est âgé de 17 ans lorsqu’éclatent les massacres qui déciment sa famille. Il parvient à fuir le pays, gagne l’Allemagne, puis s’installe au Québec où sa carrière d’auteur-compositeur-interprète de R’n’B prend son essor en 2002 avec son premier album Parce qu’on vient de loin. Il a raconté son histoire dans le livre Là où le soleil disparaît (XO, 2016), dont ce texte reprend de larges extraits.Temps de lecture : 6 minutes
Le chanteur Corneille a vécu son enfance et son adolescence au Rwanda. Il est âgé de 17 ans lorsqu’éclatent les massacres qui déciment sa famille. Il parvient à fuir le pays, gagne l’Allemagne, puis s’installe au Québec où sa carrière d’auteur-compositeur-interprète de R’n’B prend son essor en 2002 avec son premier album Parce qu’on vient de loin. Il a raconté son histoire dans le livre Là où le soleil disparaît (XO, 2016), dont ce texte reprend de larges extraits.
La lecture de Là où le soleil disparaît, la très belle et poignante autobiographie du chanteur Corneille, m’a remis en mémoire une confidence de François Mitterrand : « Savez-vous que les Tutsis massacrent aussi ? » Ce livre sort complètement du roman national imposé par le régime rwandais, avec d’un côté les bons Tutsis et de l’autre les méchants Hutus. Avec une lucidité douloureuse, Corneille constate que le pire et le meilleur ne respectent pas la barrière ethnique. Il commence par le meilleur, l’amour de sa mère hutue pour son père tutsi et celui de son père pour sa m&eg
« Ce qui a été tenté a été honorable de bout en bout »
Hubert Védrine
Que s’est-il vraiment passé au Rwanda en 1994 ?
C’est fascinant de voir que les interrogations et les polémiques, longtemps après, ne se concentrent que sur cette année tragique. Comme si les procureurs autoproclamé…
[Génocide]
Robert Solé
Un génocide ne se commet pas du jour au lendemain, sans signes précurseurs.
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Une triple sidération
Colette Braeckman
C’était à Auschwitz, cinq ans après le génocide des Tutsis. Quittant le camp de la mort, Yolande, une rescapée, s’écriait : « De nos mains, avec nos machettes, nous avons fait mieux, et plus vite que l’Allemagne nazie, un…