Une première dose au réveil, avant même le café. Une dernière le soir, pour trouver le sommeil. Entre les deux, Margaux n’ose pas compter. « Je jette un coup d’œil à mon fil d’actualité environ tous les quarts d’heure, estime la jeune femme, assistante dans une galerie d’art contemporain. Quand j’ai trop de boulot, j’essaie de me déconnecter une heure ou deux. Mais autrement, Facebook reste ouvert dans un onglet sur mon écran. » Une fois l’ordinateur éteint, c’est son portable qui prend le relais. « En voyage, je sors mon téléphone quarante fois par jour, comme un réflexe. C’est une addiction que je ne cherche pas à soigner. »

Dix ans après son apparition, la plateforme a dépassé la fonction de simple réseau social : elle est devenue un véritable outil d’information, de communication et de planification dont certains utilisateurs n’envisagent plus de se passer. Exit la rêverie, on occupe désormais le moindre temps mort en parcourant son fil d’actualité, en guettant les événements intéressants, ou en allant fouiller dans les anciennes photos de ses contacts, pour espionner ou simplement passer le temps. L’heure est à la décomplexion : on est accro et on l’assume.

Benjamin, trentenaire et employé dans une maison de haute couture parisienne, en a fait un instrument

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