Le 26 septembre dernier, alors que la France se réveillait en apprenant la mort de Jacques Chirac, le ciel de Rouen se voilait de noir, comme s’il portait le deuil de l’ancien président. Depuis trois heures du matin, un vaste incendie dévastait l’usine de lubrifiants auto­mobiles ­Lubrizol, classée « Seveso seuil haut », consumant près de dix mille tonnes de produits chimiques et répandant dans les airs un panache toxique sur plus de vingt kilomètres. Un mois après la catastrophe, ce numéro du 1 revient à Rouen pour tenter de saisir les enjeux soulevés par l&

Vous avez aimé ? Partagez-le !