Point de vue

Le canal chinois du Nicaragua

Le projet pharaonique de « grand canal interocéanique du Nicaragua » suscite d’importantes contestations. Le président du Nicaragua est bien placé pour les comprendre. N’a-t-il pas lui-même déclaré en 2006 qu’il ne s’engagerait jamais dans un tel défi ? Le président Daniel Ortega, depuis trois ans, jette pourtant toute son énergie dans l’étude de ce canal devant relier la vallée du fleuve Brito, sur la côte pacifique, à l’embouchure du fleuve Punta Gorda, sur la côte caribéenne. Ce projet devrait coûter plus de 50 milliards de dollars et reste entouré de mystère. 

En dépit de l’important battage médiatique qu’il soulève, bien des zones d’ombre demeurent sur sa faisabilité technique. Le défi architectural est d’abord lié aux dimensions de l’ouvrage envisagé. Long de 275,5 kilomètres, large de 230 à 520 mètres et fluctuant de 26,9 à 29,8 mètres de profondeur avec deux écluses, il devrait être doté de deux ports, d’un aéroport, d’autoroutes ainsi que d’un centre touristique. La Chine, derrière l’entreprise Hong Kong Nicaragua Canal Development (HKND), serait le principal maître d’ouvrage du canal, espérant bien profiter de la hausse du commerce entre l’Asie et l’Amérique latine. 

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Cet article est tiré du numéro Panama, fantômes et fantasmes
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