Récit

L’épreuve

Dans L’Enfant, d’inspiration autobiographique, ce fils de professeur au tempérament rebelle se remémore avec une ironie acide son passage du « bachot » en 1850.

« Monsieur Vingtras ! » 
C’est mon tour. 
On tire les boules. 
« Traduisez-moi ceci, traduisez-moi cela. » 
Je traduis comme un ange. 
« On voit, dit publiquement le doyen, non seulement que vous avez été bercé sur les genoux d’une tête universitaire, mais encore que vous vous êtes abreuvé aux grandes sources, que vous avez passé par cette belle école de Paris, à laquelle nous avons tous appartenu. (Se ravisant) : Ah ! non, pas tous ; il y a notre collègue M. Gendrel. » 
M. Gendrel est le professeur de philosophie. Il est licencié de province, docteur ès lettres de province ; il n’a pas bu aux fortes sources comme eux, comme moi, et, comme c’est un cafard, à ce qu’on dit, le doyen le pique chaque fois qu’il le peut. Il m’a pris pour prétexte à l’instant. 
M. Gendrel est jaune, jaune comme un coing, avec des lunettes comme celles de Bergougnard. 

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Ailleurs, ça se passe comme ça L’Italie et le grand oralManon Paulic
Le BAC selon Blanquer
Cet article est tiré du numéro Le BAC selon Blanquer
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