Le premier à avoir nommé le féminisme l’a fait pour dénigrer ceux qui avaient la folie de nier la différence des sexes en réclamant l’égalité entre les hommes et les femmes. C’était Alexandre Dumas fils, en 1872, dans L’Homme-femme. Cette paternité littéraire explique peut-être la connotation négative de ce mot. « Je ne suis pas féministe mais… », entend-on souvent dire. Dix ans après Dumas, Hubertine Auclert, une des militantes les plus passionnées du suffrage des femmes, retournera le stigmate et lancera le mot pour désigner positivement la lutte pour les droits des femmes. Cette lutte remonte très loin dans le temps comme en témoignent les poèmes Christine de Pizan, née en 1364. Olympe de Gouges mérite une attention particulière avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (à quand sa panthéonisation ?).

Préparée par les Lumières, la transformation du cadre politique pendant la R&e

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