Les réseaux sociaux ont-ils modifié la donne médiatique pour les candidats à l’élection présidentielle ? Telle est la question qui se pose quand on observe les comptes de certains d’entre eux. Sur YouTube par exemple, Jean-Luc Mélenchon compte 247 282 abonnés. En tête des onze prétendants, il devance largement le candidat du Frexit, François Asselineau (un peu plus de 37 000 abonnés) et Marine Le Pen (en troisième position, avec 17 255 abonnés). Celle-ci arrive en tête sur Facebook avec 1,27 million d’abonnés, contre 774 960 pour Jean-Luc Mélenchon, et sur Twitter avec 1,35 million d’abonnés contre 1,03 million pour Jean-Luc Mélenchon. Les candidats y relaient le même type de contenus : des analyses de l’actualité, des annonces de meetings ou de conférences de presse, des extraits d’apparitions dans les médias, des échanges en direct avec les militants.

Si cette forte présence des extrêmes sur les réseaux sociaux n’est pas étonnante au regard de leur traditionnel discours critique sur les médias (on cherche à dépasser le filtre journalistique pour parler directement aux sympathisants), elle marque toutefois une évolution singulière de la c

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