J’ai un estomac, comme tout le monde, ainsi qu’une espérance de vie plutôt sympa, quoiqu’elle tende à baisser chez les femmes depuis quelques années, un rapport à la nourriture particulièrement développé – née et élevée en plein air en Auvergne, terre du fromage et de la viande réunis – et, comme tous ceux qui font leurs courses, j’ai vu fleurir, ces quinze dernières années, des labels, des étiquettes, des fleurs colorées faussement dessinées au crayon d’enfant, des animaux trop mignons, des formats nouveaux, avec trois lettres en vert et blanc : BIO.

La première question que je me suis posée à propos du manger mieux/manger sain/manger bien, est la suivante : pour qui dois-je le faire ? Pour moi-même, pour mon corps, ma santé ? Pour donner le bon exemple ? Pour la planète ? Pour les agriculteurs locaux ? Le manger sain est-il uniquement une question de santé publique ou porte-t-il aussi une volonté de renouveau économique (ou, plutôt, d’un retour au très local) ?

Sur le papier, l’idée du manger beau, mange

Vous avez aimé ? Partagez-le !