Dimanche soir, devant ma télé, comme je découvrais les résultats des législatives, je me suis crue à la fin du film Festen, de Thomas Vinterberg. Vous vous souvenez ? Lors d’un repas de famille, un des fils, peur de rien, met soudain les pieds dans le plat. Quelques mots et c’est le psychodrame. D’inavouables vérités explosent, les vieux tireurs de ficelles sont dézingués et la tribu, complètement désintégrée. La vie, dans cette famille aux rituels bien huilés, ne sera plus jamais comme avant. Seule et notable différence avec la fin de notre feuilleton électoral, Festen se clôt sur un champ de ruines et un monde sans avenir, tandis que la France, après avoir carbonisé la quasi-totalité de ses familles politiques, s’est trouvé un nouveau chef. Non seulement il a renversé la table mais il nous a juré qu’il allait purger la tribu de ses vices, tout en redonnant un lustre inédit à la fonction de président protecteur, ce qui a instantanément déclenché chez les Français une stupéfiante vague d’espoir. Il lui restait à obtenir une majorité à l’Assemblée. Le pari ét

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