En présentant Alain Juppé à sa succession comme président du RPR en 1994, Jacques Chirac avait dit ces mots, souvent répétés depuis : « celui qui est probablement le meilleur d’entre nous ». L’appréciation vaut pour les deux passages du candidat à la primaire de la droite et du centre au Quai d’Orsay. Alain Juppé est considéré comme un des meilleurs ministres des Affaires étrangères de la France contemporaine. Par nombre d’observateurs de la vie internationale et d’anciens collaborateurs. Ce n’est pas anodin, car les diplomates ont souvent – en privé – la dent dure pour leur ministre.

L’éloge n’est cependant pas unanime. À rebours des satisfecit adressés à Alain Juppé, Bernard-Henri Lévy a dénoncé une « imposture ». Il lui reproche de ne pas avoir été assez actif pendant la guerre en Bosnie, d’avoir été au minimum passif face au génocide au Rwanda et tiède sur l’intervention en Libye. Alain Juppé n’est pas insensible aux droits de l’homme. Il l’a dit en janvier 2012, à l’Assemblée nationale, en répondant à une question sur la

Vous avez aimé ? Partagez-le !