Même si des proches y ont usé leurs godillots, je n’ai jamais effectué le « saint voyage de Galice » : Compostelle m’apparaît trop éloigné, et trop fréquenté le chemin qui y mène. En dépit de l’affluence, il convient d’y pèleriner chacun à son rythme, sans compagnonnage trop serré. Pour la traversée de l’Aubrac, le franchissement de Roncevaux puis la poursuite sur le camino francès, rien de tel qu’un long jeûne de la parole et qu’une marche à moins de deux personnes… Je n’ai pas déambulé non plus sur les chemins du Mont-Saint-Michel, ni ceux de Saint-Martin de Tours ou de Saint-Gilles du Gard : toutes ces routes de la foi, ou de la « quête de sens », qui se sont multipliées en France, puis au-delà – et dont le nombre dépasse désormais le millier à travers une quarantaine de pays.

Mon chemin préféré, celui de mon cœur, c’est le Tro-Breiz (tour de Bretagne), qui se parcourt en sept ans, à raison d’une semaine chaque été entre deux de nos vieilles cathédrales : de Saint-Pol-de-Léon à Quimper, en

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