Le terme de fédéralisme est un épouvantail pour beaucoup d’Européens et particulièrement pour les Français modelés par le jacobinisme et la tradition de l’État-nation souverain initiée par le juriste Jean Bodin au xvie siècle. D’où l’impossible compréhension et l’inversion de sens qu’il subit en étant assimilé à une organisation visant une souveraineté centralisée. Or la fonction de toute fédération est, a contrario, de concilier deux exigences : maintenir la diversité existante tout en parvenant à l’unité requise pour l’efficacité.

Il lui faut trouver comment organiser un pouvoir qui préserve l’autonomie des entités concernées ou, selon la formule de l’écrivain et philosophe Denis de Rougemont, acquérir « l’unité pour la diversité et non malgré la diversité ». Le principe de subsidiarité en est, bien évidemment, la cheville ouvrière puisqu’il consiste à ne jamais confier à une plus grande unité ce qui peut être réalisé par une plus petite. Sa fonction est de laisser le citoyen responsable dans la limite de ses comp&

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