À l’heure où nous écrivons, on le sait, aucun des candidats en position de gagner l’élection présidentielle n’est assuré de disposer d’une majorité pour gouverner, soit que son parti soit à peine sorti de l’œuf, ou en cours de fracturation, soit qu’il n’ait pas les forces requises pour s’imposer à l’Assemblée nationale. À ceux qui seraient tentés d’y voir une bonne nouvelle, une explosion en vol salutaire du vieux système bipartisan, non pas le retour plein de dangers aux aléas de la IVe République, mais l’occasion de voir advenir un nouveau paysage prometteur, on conseillera la prudence. Dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques parue en 1950, la philosophe Simone Weil

Vous avez aimé ? Partagez-le !