Privatisations : la grande braderie ?

Privatisations : la grande braderie ?

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Depuis la crise financière de 2008, on pensait les privatisations sorties des préoccupations des Français. La vandalisation de péages par les Gilets jaunes, puis la fronde d’une partie des élus franciliens contre la future privatisation des aéroports parisiens montrent qu’il n’en est rien. La cession de ces infrastructures symboliques semble vécue comme une perte de souveraineté. La réalité est pourtant plus complexe : loin d’être massivement rejeté, le désengagement de l’État reste relatif : avec un contrôle direct sur 89 sociétés et indirect sur 1 632 autres, il emploie 795 000 salariés hors fonction publique. La France serait-elle moins libérale qu’on le croit ?

N° 244 10 Avril 2019

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Un rêve de paradis dans une cage d’escalier

La Poule aux œufs d’or

Trois décennies de privatisations

« Les privatisations ne mettent pas la souveraineté nationale en jeu »

Comment expliquez-vous l’opposition qui se manifeste à propos de la privatisation de la société ADP, anciennement Aéroports de Paris ?

Cette crispation est surtout le fait d’élus. C’est une &e…

[Bijoux]

Depuis une trentaine d’années, chaque fois qu’une privatisation est envisagée par un gouvernement (de droite ou de gauche), l’opposition (de gauche ou de droite) accuse immanquablement le pouvoir de « brader les bijoux de famille &ra…

Le Récit du 1 de cette semaine :

Un rêve de paradis dans une cage d’escalier

Aurélien Bellanger

La forme normale du gouvernement de la France, c’est la faillite de l’État. C’est un point sur lequel s’accordent les libéraux, qui considèrent la dette comme un phénomène structurel – la France s’est bê…

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Aurélien Bellanger

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