Grand entretien

« Plus on ferme les frontières, plus les migrants restent »

entretien

Vous dirigez une étude collégiale qui envisage les conséquences d’une ouverture générale des frontières au niveau mondial. Où en êtes-vous ?

L’étude a commencé en décembre 2013. Le résultat intermédiaire indique qu’il n’y aurait pas d’explosion des flux migratoires parce que, dans un contexte de circulation facile, les individus ont tendance à ne pas s’installer durablement. Ils se fixent dans un pays pour quelques années. À l’inverse, plus on rend difficile l’accès à un territoire, plus ils s’installent durablement. C’est une évidence très difficile à faire passer auprès des populations européennes : plus on ferme les frontières, plus les migrants ont tendance à rester. Quand on a payé le prix fort pour migrer (économiquement et humainement), on rentabilise. C’est une règle de base des migrations.

L’idée consiste à tester le mythe vertigineux de l’invasion des pays riches par les pauvres. Mais pour émigrer, surtout pour partir loin, il faut du capital, des réseaux, des informations, éventuellement un peu d’éducation. Les plus pauvres, ceux qui n’ont vraiment rien, restent. C’est une vérité sociologique, économique. Bref, toute la misère du monde ne va pas converger chez les riches ! 

 

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