Longtemps, comme un vulgaire Bernard Tapie, j’ai pensé qu’ils étaient des salauds. Quelle autre explication ? « Si l’on juge que Le Pen est un salaud, alors ceux qui votent pour lui sont aussi des salauds », expliquait en 1992 l’ex-self-made-man, alors ministre de Mitterrand. Longtemps, j’ai pensé que la misère sociale ne justifiait pas tout, que les petits commerçants du Sud qui élisaient des maires FN n’avaient pas souffert de la désindustrialisation, et que les ouvriers de l’Est qui votaient Le Pen ne connaissaient pas d’OS maghrébins. Des salauds, pas d’autre explication. Et puis, les choses sont devenues plus compliquées. D’abord j’ai commencé à en croiser, des électeurs FN. Non pas à Paris, bien sûr, en

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