Il faut éviter deux choses s’agissant des sondages : leur accorder trop d’importance ou ne leur en accorder aucune. Quoi qu’on veuille et quoi qu’on pense, ils ont une signification forte au moment où ils sont réalisés. Cela ne veut pas dire que ce sont des instruments de prédiction. On ne fait jamais attention au fait que le sondage exprime sûrement une vérité, mais la vérité du moment. Le risque est d’extrapoler.

L’élection présidentielle a presque toujours donné lieu à des surprises. En 1965, quelques semaines avant le scrutin, de Gaulle était donné comme élu haut la main au premier tour. Cela n’a pas été le cas. En 1969, au début de la campagne, qui fut très brève, Alain Poher devançait Pompidou. Un mois plus tard, Pompidou a triomphé. Nouvelle surprise. En 1974, le favori était Chaban-Delmas, qui n’a pas été présent au second tour. En 1981, Giscard d’Estaing était donné réélu sans problème. 1988 est une exception. Mitterrand avait une position favorable depuis un an au moins car il gérait habilement la cohabitation. Il a été très bien réélu. En 1994, nouvelle surprise. J’étais considéré comme ayant les

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