T'as pas 100 balles ?

T'as pas 100 balles ?

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Nous préférons souvent les éviter et changer de trottoir. À l’approche des fêtes, les mendiants qui quadrillent les rues et les transports en commun sont comme la mauvaise conscience de notre société de consommation et d’abondance. Leur visibilité, cependant, nous porte à exagérer l’ampleur du phénomène. L’éclairage du 1.

N° 180 29 Novembre 2017

De nouveaux mendiants

La fausse monnaie

Gîtes pour la nuit

Entre répression et assistance

« On les souhaite invisibles car on n’a pas envie que ça existe »

Dans votre livre, vous citez l’abbé Pierre qui expliquait que l’opinion est « plus sans savoir que sans cœur ». Pouvez-vous nous dire ce qu’on ne sait pas ?

D’abord, que les mendiants ne sont pas si nombreux …

Une vie de galérien

« Expliquez-moi ! La monche, pas bon ! » Les yeux noirs plantés dans les miens, Michel* voit que je n’ai pas bien saisi. Il insiste, avec toute l’expressivité possible : « Expliquez-moi ! La monche, pas bon ! …

[Énantiosémie]

D'habitude, à cette heure-là, sur la ligne 1, entre Bastille et La Défense, un quinquagénaire à demi aviné débitait son sempiternel discours aux passagers : « M’sieurs dames sans emploi sans logement sans ressources …

Le Récit du 1 de cette semaine :

La fausse monnaie

Charles Baudelaire

Comme nous nous éloignions du bureau de tabac, mon ami fit un soigneux triage de sa monnaie ; dans la poche gauche de son gilet, il glissa de petites pièces d’or ; dans la droite, de petites pièces d’argent ; dans la poche gauche de sa culotte, une mas…

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Charles Baudelaire

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